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SÉRIE


The X-Files Saison 4
Le bourdonnement de l'horreur


Écrit par
Marie Dujean

 27 aot 2021   0 commentaires   1 j'aime    286 vues



X-Files entame sa quatrième saison et le succès est toujours au rendez-vous, tant en terme d'audimat qu'en terme artistique. La série est toujours forte d'une excellente et passionnante mythologie (Tunguska, Memento Mori, Zero Sum). Parallèlement, certains épisodes solitaires sont de véritables chefs d'œuvre (Home, Paper Hearts, Leonard Betts, Never Again, Small Potatoes). On ne peut qu'applaudir l'originalité de l'équipe, mais encore plus leur travail acharné. Car ce n'est pas une coïncidence, mais un travail collectif basé sur un travail acharné, sept jours sur sept pour certains.

Les épisodes


01 : Herrenvolk
02 : Home
03 : Teliko
04 : Unruhe
05 : The Field Where I Died
06 : Sanguinarium
07 : Musings of a Cigarette Smoking Man
08 : Tunguska
09 : Terma
10 : Paper Hearts
11 : El Mundo Gira
12 : Leonard Betts
13 : Never Again
14 : Memento Mori
15 : Kaddish
16 : Unrequited
17 : Tempus Fugit
18 : Max
19 : Synchrony
20 : Small Potatoes
21 : Zero Sum
22 : Elegy
23 : Demons
24 : Gethsemane

Violence




Cette quatrième saison sera sans aucun doute la plus violente de la série, en raison notamment de l'épisode Home, une véritable plongée dans l'horreur la plus pure. L'épisode Sanguinarium sera également une plongée dans le gore. Leonard Betts, l'épisode qui aura le plus d'audience de toute la série car diffusé après le Super Bowl, aura lui aussi une scène d'une violence pure. En plus, Mulder sera torturé dans Tunguska, en se voyant injecté l'huile noire dans un goulag de Russie, Krycek verra son bras découpé, Max Fenig mourra dans un crash aérien, Scully contractera un cancer. Et ai-je mentionné les abeilles tueuses ?

Le cancer




La mythologie de la série est à ce moment encore excellente. Durant la troisième saison, Scully rencontrait un groupe de femmes enlevées et dont certaines ont souffert d'un cancer. Un an après, les scénaristes n'ont pas peur, une fois encore, de bouger les lignes, une caractéristique de Chris Carter.
Les scénaristes vont donc "donner" un cancer à Scully, ce qui ravira Gillian Anderson, lui permettant de jouer une profondeur et lui offrant des scènes plus intéressantes que les traditionnelles séquences d'investigation.
Cela permettra également à la seconde moitié de la saison d'avoir un fil rouge important.
Certes, la décision a des aspects négatifs. En effet, on imagine forcément dès l'annonce de son cancer que, soudain, un épisode va tout corriger en l'espace de quelques minutes et c'est un sujet très (trop ?) grave pour le mener d'une manière cliché. Néanmoins, on ne peut que saluer la manière dont le cancer a été amené, sans (trop ?) tomber dans le mélodrame. Là encore, la série sera toujours bancale lorsqu'elle traitera de la vie privée des protagonistes. Comme ils n'en ont pas, se focaliser sur celle-ci promulgue un sentiment invraisemblable, alors que la série est justement à la recherche permanente d'une véracité, bien que d'un genre de science-fiction. L'invraisemblable doit paraitre réel. C'est pourquoi on croit sans aucune hésitation aux dinosaures de Jurassic Park, aux replicants de Blade Runner ou à l'alien du film éponyme. Il s'agit de fabriquer un monde irréel avec le plus de réalisme possible. C'est à ce carrefour que la magie opère et X-Files ne cessera de marcher sur un fil et avec une seule jambe, parfois la série tanguera à gauche ou à droite, mais elle ne cessera d'avancer. Et même lorsqu'elle tombera de très haut pour se vautrer, elle continuera d'avancer par à-coups, lorsque les dernières saisons offriront tout de même quelques pépites dans un amas d'immondices.

7 mauvais épisodes




Cette saison comporte un nombre plus importants de mauvais épisodes que la troisième saison, 7 par rapport à 5 dans la troisième saison : Teliko, The Field Where I Died, El Mundo Gira, Kaddish, Unrequited, Synchrony et Elegy. Ce faisant, elle parait un chouilla moins bonne que la saison trois, mais n'a pas du tout à rougir de sa qualité très forte.

Un film en préparation


C'est dès la fin de l'écriture de Memento Mori, en deuxième moitié de saison, que Chris Carter et Frank Spotnitz démarre l'écriture du film adapté de la série. Pour ce faire, le duo s'isolera à Hawaii pendant une dizaine de jours. À nouveau, la machine tourne à plein régime et il y a peu de place, si ce n'est aucune, pour le temps libre et les loisirs. L'industrie télévisée du moment, mêlée à un succès phénomènal et désormais mondial, fait que Chris Carter et son équipe sont face à une pression extrêmement forte et n'ont d'autre choix que de relever les défis, les uns après les autres.

Herrenvolk (1)




Fiche technique
Écrit par Chris Carter
Réalisé par R.W. Goodwin
Diffusion : 4 octobre 1996
Mitch Pileggi (Walter Skinner)
William B. Davis (The Smoking Man)
Roy Thinnes (Jeremiah Smith)
Brian Thompson (Alien bounty hunter)
Steven Williams (X)
Laurie Holden (Marita Covarrubias)
Rebecca Toolan (Teena Mulder)
Vanessa Morley (Samantha Mulder)
Don S. Williams (First Elder)
Morris Panych (Gray-Haired Man)
Brendan Beiser (Agent Pendrell)
Michael David Sims (Senior Agent)
Ken Camroux (Second Senior Agent)
Casey Murphy (Young Blond Boy)
Sean Murphy (Young Blond Boy)
Garvin Cross (Repairman)
Liza Huget (Nurse)

Herrenvolk démarre avec une scène d'ouverture passionnante, qui marque le début d'un tout nouveau thème dans la mythologie de la série. Un technicien se fait piquer par une abeille dans un décor naturel particulièrement beau. Là encore, le décor est un personnage et X-Files aura un nombre important d'épisodes comprenant des scènes se déroulant dans la nature de la Colombie-Britannique. Pour cet épisode, la production s'est déplacée à Kamploops, à environ trois heures et demi de route de Vancouver. Cela montre une fois de plus à quel point les producteurs de la série n'auront pas peur de relever des défis dans le but de proposer une série de haute qualité.
L'épisode reprend ensuite là où la troisième saison s'était arrêtée. Le cliffhanger n'était pas extrêmement fort, mais la bonne idée de Chris Carter est d'offrir une scène d'action, où Mulder, Scully et Jeremiah Smith tentent de semer le chasseur de prime extraterrestre.
La scène est un peu brouillon, car il s'y passe beaucoup de choses, mais elle fait le job et donne à l'épisode un démarrage haletant.
Plus tard, Smith montrera à Mulder des champs de pollinisation ainsi que des clones, dont celui de sa sœur. Pour la seconde fois, Mulder rencontre un clone de sa sœur disparue – cela s'était déjà produit dans l'épisode Colony durant la seconde saison. À nouveau, le procédé est intéressant mais contre-productif, car cela rendra de possibles retrouvailles moins forts. Mais nous n'en sommes pas encore là.
L'épisode continue avec des abeilles, une idée remarquable et qui fonctionne parfaitement à l'écran. Qui n'a pas peur des abeilles ? La séquence où Mulder tente de se cacher du chasseur de prime dans le rucher est visuellement excellente. Par contre, travailler avec des abeilles ne fut pas une tâche facile et la petite actrice Vanessa Morley, jouant la sœur de Mulder, se fera même piquer durant le tournage, mais ne bronchera pas tant que la caméra tourne.
Le réalisateur de l'épisode, R.W. Goodwin confirme la difficulté du projet : "Herrenvolk a probablement été l'épisode le plus difficile et le plus pénible à réaliser à bien des égards. Nous avions des milliers et des milliers d'abeilles. C'étaient des faux bourdons censés ne pas piquer mais surprise, que s'est-il passé ? Certains se sont fait piquer. Je revois cette fillette. On filmait un plan à trois : ils devaient rester debout, la séquence était assez longue, elle durait plus d'une minute et au tout début, la petite fille s'est fait piquer. Elle est restée impassible pendant toute la scène. Je ne m'en suis aperçu qu'après que la scène soit terminée. Et quand j'ai dit 'Coupez !', elle s'est mise à hurler. Elle a complètement paniqué. Et David lui disait : 'T'es un vrai petit dur.' Je lui ai fait faire une copie de médaille militaire. Une plaque avec un cœur violet dessus que Gillian lui a remise." 1
Chris Carter ajoute : "C'est difficile de bosser avec des abeilles car les abeilles dressées sont rares. On ne l'avait jamais fait. Comme toujours avec X-Files, on a d'abord écrit l'épisode avant de voir comment le réaliser."
Herrenvolk verra également la fin du personnage de X, dans une séquence marquante mais pas autant que celle de la mort de son prédécesseur. Ironiquement, X expliqua à Mulder dans leur première rencontre qu'il ne mourra pas comme Deep Throat. Malheureusement pour lui, il aura le même sort. Il utilisera ses dernières forces pour marquer de son sang les lettres SRSG, ce qui amènera Mulder à contacter le Special Representative to the Secretary General (le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU). Et c'est un nouveau personnage semi-récurrent qui fera son apparition dans la série, à savoir Marita Covarrubias, l'assistante du représentant spécial, interprétée par la trop belle Laurie Holden, blonde pulpeuse au sourire éclatant et aux yeux verts perçants. D'une part, proposer un indicateur féminin est une excellente idée, mais le problème réside dans le fait de choisir une femme au physique trop typé Hollywood. Parallèlement, X était présent dans la série depuis à peine deux saisons. Il aurait été plus qu'intéressant de continuer de voir ce personnage apparaitre dans la série. Marita Covarrubias sera le dernier informateur de Mulder et clairement le plus mauvais.
L'épisode s'achève par un miracle visuellement intéressant et conclut un très bon épisode qui aurait peut-être mérité un double-épisode avec plus de scènes. On peut également regretter que le personnage ne réapparaisse pas avant la huitième saison, quatre ans plus tard.
À noter le tagline du générique d'ouverture étant remplacé par Everything dies (Tout meurt ou tout doit mourir), deux mots prononcés par l'alien bounty hunter durant l'épisode avant que Marita Covarrubias ne donne une once d'espoir en affirmant que non, tout ne doit pas mourir.

Home (2)




Fiche technique
Écrit par Chris Carter
Réalisé par R.W. Goodwin
Diffusion : 4 octobre 1996
Tucker Smallwood as (Sheriff Andy Taylor)
Sebastian Spence as (Deputy Barney Paster)
Judith Maxie as (Barbara Taylor)
Chris Nelson Norris as (Edmund Peacock)
John Trottier as (George Peacock)
Adrian Hughes as (Sherman Peacock)
Karin Konoval as (Mrs. Peacock)

Home marque le retour attendu des scénaristes Glen Morgan et James Wong dans la série, deux ans après leur départ (leur dernier épisode étant Die Hand Die Verletzt (S02E14). Annulée après seulement une saison, leur série de science-fiction, Space: Above and Beyond (Space 2063) fut un échec. C'est donc après cet échec que les scénaristes reviennent dans l'équipe de X-Files, et quel retour !
James Wong raconte les prémisses de l'épisode : "Glen Morgan a écrit le scénario avec moi. On se connaît depuis la cinquième (sophomore year highschool). On tenait à mettre certaines images. On avait lu la biographie de Chaplin. Les gens chez qui il était lui ont dit un jour : 'Charlie, on t'aime tellement, qu'on va te montrer un secret.' Il est monté dans une pièce où il n'y avait qu'un lit d'enfant. Ils ont sorti, de sous le lit, un adolescent qui avait un torse et une tête, mais ni bras, ni jambes. Ils l'ont mis en place, ont chanté et tapé des mains, et ce torse s'est mis à danser. Chaplin était horrifié. On a trouvé cette histoire à la fois effrayante et intéressante et bizarre et on voulait s'en servir."

Je me souviens encore du moment où j'ai vu l'épisode pour la première fois. Le prégénérique est impitoyablement violent : une femme donne naissance à un bébé qui est ensuite amené par des hommes au physique terrifiant dans un champs. Sous les coups de tonnerre, le bébé est ensuite enterré vivant. Générique.
Dès cette ouverture choquante, on imagine qu'on a vu le pire. Mais l'épisode ne fait que commencer et ira encore au-delà. Morgan et Wong ont écrit un scénario explosif et y sont allés à fond ! Le scénario raconte l'histoire d'une famille incestueuse depuis plusieurs générations, ayant engendrés des enfants aux nombreuses malformations. Impossible de ne pas être répulsé par certaines scènes, dont celle où la mère annonce "j'ai faim" et où ses enfants pré-mâchent de la nourriture avant de la lui donner. Et bien sûr, dans la même scène, où les frères commencent à se déshabiller dans le but de... J'arrête ici ma phrase.
L'épisode, brillament réalisé par Kim Manners est un classique du cinéma d'horreur. Le réalisateur l'explique : "Quand j'ai lu Home, j'ai pensé : 'C'est mon opportunité de faire un classique. J'ai grandi avec les Frankenstein et Boris Karloff et Lon Chaney Jr, le loup-garou, c'était mon idole. J'ai pensé : 'Voilà un script de film d'horreur classique comme je n'en verrai plus.'
D'une certaine manière, cet épisode est le Texas Chain Saw Massacre de la série.

Mais ne croyez pas pour autant que l'épisode est totalement sombre. Ironiquement, c'est un épisode qui a des moments très drôles. La relation entre Mulder et Scully est particulièrement intéressante et parfois très drôle, comme quand Mulder explique être excité en rempant dans la boue d'un étable et en voyant Scully chanter pour faire bouger des moutons.

et régulièrement cité dans les épisodes les plus mémorables de la série. Sans nul doute un classique de la série.



Teliko (3)




Écrit par Howard Gordon, Teliko est un mauvais épisode qui ne fonctionne malheureusement pas. L'épisode est une sorte de très mauvaise version de Squeeze. Le caractère paranormal de l'épisode est tout simplement mauvais, à savoir que des victimes noires sont retrouvées avec une peau blanche. Mais les effets de maquillage n'offrent pas une dépigmentation crédible. On se retrouve devant des acteurs noirs avec une tonne de maquillage et le rendu ne fonctionne tout simplement pas.

Cet épisode a également une phrase qui revient plusieurs fois : Deceive, inveigle and obfuscate (tromper, leurrer et aveugler). L'expression est bien trop alambiquée et ne fonctionne évidemment pas dans des dialogues. Exemple : "Mulder, ce monde n'est pas qu'un vaste réseau de conspiration où chacun ne penserait qu'à comploter, leurrer et aveugler autrui." On a compris, un vrai raté. La tagline du générique sera même modifiée avec ce texte, alors que dans la première saison, la tagline n'avait été modifiée qu'une seule fois et pour un motif très important : la mort de Deep Throat. Bref, encore un élément raté.

Une fois de plus, le compositeur Mark Snow tombe dans le piège en composant une bande originale avec des effets sonores africains, qui, une fois encore, rendent l'épisode encore plus mauvais qu'il ne l'est déjà. Et à trop se focaliser sur l'aspect Africain de l'épisode, on pourrait presque traiter la série de raciste. Bien entendu, l'intention était uniquement de produire un bon épisode mais de mauvaises décisions sont prises les unes après les autres et rendent l'épisode mauvais.

Passez votre chemin.

Unruhe (4)




Unruhe est un bon épisode écrit par le toujours futé scénariste Vince Gilligan et réalisé par le toujours excellent Rob Bowman. Gilligan explique comment l'épisode est né : "J'avais lu quelque chose sur un certain Howard Unruhe. Pour les pénologues, c'est le premier massacreur des temps modernes. Après la Seoconde Guerre mondiale, il est revenu dans son quartier dans le New Jersey et, armé d'un Luger volé à un soldat allemand mort, il a sillonné son quartier et tué 12 personnes en 13 minutes. Et le titre Unruhe, signifie troubles en allemand. Ça collait bien. On n'invente pas ce genre de choses."

The Field Where I Died (5)




Pour leur second épisode depuis leur retour dans la série, Morgan et Wong offrent un épisode avec un concept intéressant, un personnage qui a plusieurs personnailtés. Malheureusement, Mulder comprend dès la première seconde que ce sont en fait des anciennes vies et l'épisode est en fait ridicule. On pourrait croire que l'épisode est bon car Rob Bowman propose une superbe réalisation dans de très beaux décors naturels et que l'épisode ouvre avec deux excellentes scènes sur une bonne bande son de Mark Snow. Mais ne vous fiez pas au visuel, l'épisode est mauvais. Le pire moment est quand David Duchovny tente une scène compliquée et se vautre devant une Gillian Anderson qui le regarde d'une manière qui pourrait signifier son dépit. David Duchovny ne sait pas pleurer à l'écran et cela pose un réel problème dans des épisodes comme celui-ci ou plus tard dans l'épisode Redux II, quand il sera au chevet de Scully au bord de la mort sans verser aucune larme.

Sanguinarium (6)




Sanguinarium est un épisode gore. Et c'est là tout l'attrait de l'épisode. Parallèlement, le thème de la chirurgie esthétique est une très bonne idée, comme le casting de Richard Beymer, connu pour son rôle de Ben Horne dans la série Twin Peaks, le directeur de l'hôtel.

Musings of a Cigarette Smoking Man (7)




J'ai particulièrement apprécié la vulnérabiilté de l'Homme à la cigarette, notamment lorsqu'il apprend qu'un journal à décider de publier l'une de ses nouvelles. Il prend alors espoir dans une nouvelle vie, abandonne la cigarette et s'en va d'un pas décidé vers un kiosque afin d'acheter Roman à la clef. Tout ça pour découvrir que la fin a été modifiée et qu'une fois encore, la vie ne lui permet pas un destin différent. S'ensuit une scène forte, parodie de Forrest Gump, lorsque l'Homme à la cigarette envoie le monologue suivant :
"La vie, c'est comme une boîte de chocolats. Un cadeau bon marché et impersonnel qu'on n'a jamais demandé. On ne pourrait l'échanger que contre une autre boîte de chocolats. On est coincé avec ces merdes à la menthe qu'on engloutit sans faire attention quand il n'y a rien d'autre à manger. Bien sûr, parfois, on tombe sur une bouchée au beurre de cacahuètes ou sur un caramel, mais ils partent trop vite et n'ont qu'un goûte éphémère. Alors, il ne reste plus que des chocolats fourrés à la gelée et aux noisettes qui cassent les dents. Si on est assez désespéré pour les manger, on laisse une boîte remplie de papier d'emballage inutile."

On ne peut que regretter que le CSM n'appuie pas sur la gachette à la fin de l'épisode. C'était l'idée originale du scénario mais l'équipe l'a refusée. Tant pis.

Tunguska (8)




Tunguska est une excellente continuation de la mythologie de la série, en droite ligne avec des précédents épisodes comme Piper Maru/Apocrypha, qui nous montraient pour la première fois l'huile noire en action. Chris Carter explique les origines de l'épisode : "Tunguska tire son nom d'un lieu en Russie, où un événement d'ordre cosmique a eu lieu au début du 20ème siècle."

Tunguska s'achève par une séquence totalement cultissime dans laquelle Mulder se retrouve victime d'une expérience cruelle dans une prison de Russie. Là, on lui inocule le virus mortel de l'huile noire. Non seulement l'idée est géniale, mais la forme est fantastique. La salle est noire. On voit uniquement les tables sur lesquelles les prisonniers sont couchés. Et le treillis de fer rend la scène fantastique. Un pur moment d'horreur qui agit comme l'un des meilleurs cliffhangers de la série.

Terma (9)




L'épisode ouvre avec un prégénérique excellent, qui aurait pu paraitre déplacé pour une série fantastique, mais qui est exactement ce qu'est X-Files. Une personne âgée est emmenée dans un wagon afin de lui administrer un poison mortel. Elle souffre et souhaite mourir. Un thème trop rarement évoqué et tellement important. Le fait de mêler ce thème de société difficile avec un épisode de science-fiction est courageux et fonctionne à merveille.
Terma est une bonne suite à Tunguska. Même si l'on aimerait que l'histoire avance plus vite, on ne peut qu'apprécier le fait que ce double-épisode nous ait démontré que la conspiration est internationale et que les Russes sont en train de développer un vacccin contre l'huile noire. Chris Carter l'explique : "Une idée est en préparation depuis la fin de la deuxième saison, selon laquelle la conspiration qui garde secrète toute trace de vie extraterrestre est mondiale, internationale pas simplement américaine. Une autre guerre froide se prépare, une course pour trouver le remède à un virus extraterrestre."
À noter le très beau moment, quand le prisonnier explique à Mulder : "c'est merveilleux, l'obstination de la vie."
Enfin, l'épisode propose une nouvelle scène forte dans ce dyptique, avec Mulder essayant de retrouver un objet enterré, avant de perdre sa preuve dans une explosion, un système classique pour X-Files. On avance de deux pas puis on recule d'un.

Chris Carter à propos du titre de l'épisode : "Terma fait référence à une ville fictive du Dakota du Nord. mais aussi à une tablette enfouie, mentionnée dans Le livre des morts tibétain."

Paper Hearts (10)




Paper Hearts est un épisode écrit par Vince Gilligan, à nouveau aux commandes d'un excellent épisode. Le petit génie nous offre ici une histoire passionnante où Mulder tente de comprendre ce qui s'est passé en 1973, lorsque sa sœur a été enlevée.
Même si l'épisode joue avec nous, il nous offre néanmoins une excellente histoire qui compte, avec en prime une très bonne bande originale par Mark Snow, très inspiré.
Petite mention au personnage de Skinner, qui joue pleinement son rôle de boss. Scully étant de plus en plus du côté de Mulder, Skinner a une carte à jouer et c'est un plaisir de le voir réprimender Mulder lorsque ce dernier se laissera berner par le tueur en série, qui s'échappera dans une scène excellente, tournée dans un décor parfait : un cimetière de bus abandonnés. Tout est dit.
À noter une scène coupée intéressante, où le tueur prétend être Mulder et prend la petite Caitlin. Cette scène est disponible sur le DVD du coffret de la quatrième saison.
Enfin, l'épisode s'achève sur une excellente fin ouverte où Mulder se retrouve face à ce petit cœur de tissu. Génial.

Dans l'idée d'origine, Gilligan voulait que le tueur arrache littéralement le cœur de ses victimes, mais cela paraissait trop horrible.
Petite anecdote, le panier que David Duchovny fait au basket a été tourné en une seule prise.

El Mundo Gira (11)




El Mundo Gira est un nouveau nanar écrit par John Shiban, le même qui nous avait infligé Teso Dos Bichos. Une fois de plus, l'épisode se vautre à vouloir dépeindre des crimes dans une communauté basé sur un mythe populaire. Cela n'avait déjà pas marché avec Shapes durant la première saison, où l'on nous imposait une histoire idiote de loup-garou attaquant une communauté indienne. Ici, on remplace le loup-garou par El Chupacabra et les indiens par des immigrants méxicains.
Et exactement de la même manière, Mark Snow se sent obligé de nous composer une bande-son reprenant les sons de la communauté en question. Mais au lieu de nous proposer quelque chose d'original, il utilise son synthétiseur de la plus insipide des manières.
Mulder passe son temps à prendre les choses à la légère, ce qui enlève tout sérieux, tout intérêt et donc tout semblant de suspense à cet épisode à oublier immédiatement. Sans hésiter le pire épisode de la saison, une fois de plus signé John Shiban.
Enfin, l'épisode a une histoire supplémentaire de soap opera, à savoir, comme mentionné plusieurs fois durant l'épisode : "deux hommes, une femme, problèmes."
Et Mulder de terminer l'épisode en disant "la vérité... c'est que tout le monde s'en fout." Effectivement.

Leonard Betts (12)




Plus de 29 millions de téléspectateurs verront cet épisode, diffusé après le Super Bowl de 1997.

Never Again (13)




Never Again est un excellent épisode. D'une certaine manière, il marque une cassure car jusqu'à présent, les personnages de Mulder et Scully n'avaient jamais partagé leurs états d'âme. Ici, Scully voit le temps passer – cela fait bientôt cinq ans qu'elle a été assignée au bureau des affaires non-classées – mais sa vie, elle, ne bouge pas. Pour la première fois, elle demande à Mulder pourquoi elle ne possède pas son propre bureau. Celui-ci ne se rendra pas compte à quel point il à un rôle presque paternaliste envers Scully. Prenant des vacances forcées, Mulder sera donc séparé de Scully pour un épisode centré sur elle. Le résultat est tout bonnement excellent. Il était prévu que Never Again soit réalisé par Quentin Tarantino, admirateur de la série. Malheureusement, pour des questions de contrats avec la Directors Guild of America, cela ne se fera pas. Mais ce n'est pas tant un problème, car Rob Bowman nous offre une excellente réalisation. J'en veux pour exemple le moment où le personnage de Ed tue sa voisine du dessous dans un plan séquence et sur une vieille musique entrainante. Une scène classique s'il en est.

Mark Snow offre ici une partition très originale, notamment lorsque Scully se fait tatouer un Ouroboros, un serpent se mangeant la queue, symbole très connu des spectateurs de MillenniuM, l'autre série du moment de Chris Carter. D'ailleurs, cet épisode marquera une fois de plus le départ de Glen Morgan et James Wong, juste avant qu'ils ne prennent les rênes de MillenniuM, qui entame sa seconde saison.

À noter l'excellente interprétation de Jodie Foster en voix off, souvent mise en scène avec des effets de stéréo qui fonctionnent parfaitement et rendent la voix encore plus mystérieuse qu'elle ne l'est.

Au final, un excellent épisode typique de l'autant excellente quatrième saison.

Memento Mori (14)




Memento Mori est un épisode particulièrement appriécé par les X-Philes, notamment du fait que les enjeux soient si forts : Scully est entre la vie et la mort, devant faire face à son cancer. Pendant ce temps, son doux chevalier Mulder se bat pour comprendre et trouver un remède.
L'épisode est en tout point très proche de One Breath, l'épisode de la seconde saison qui se focalisait sur Scully, dans le coma. La bande-son était assez similaire et c'est ce qui m'a déplu le plus. Mark Snow utilise un son de synthétiseur mielleux qui, selon moi, ne rend pas service à l'épisode.
Mais outre ces points négatifs, l'épisode est bien sûr intéressant.

Ironiquement, cet épisode fut un accident et n'était pas prévu de longue date. En effet, Frank Spotnitz l'explique "L'épisode entire est un coup de chance. On n'avait pas encore décidé de mentionner le cancer de Scully. Darin Morgan (...) nous a dit qu'il voulait écrire un nouvel épisode. Mais on s'est rendu compte, lorsque l'on écrivait l'épisode précédent, Leonard Betts, que le script de Darin ne serait pas prêt. Ce fut une course folle pour trouver une histoire. Leonard Betts parle d'une créature humaine qui mange des tumeurs et on a réalisé que ça ferait une fin parfaite pour Leonard Betts de découvrir que Scully a quelque chose dont Leonard Betts a besoin : une tumeur cancéreuse, une mauvaise nouvelle. On pouvait donc faire de cet épisode l'aboutissement de cette mauvaise nouvelle, mais on avait très peu de temps pour mettre cette histoire au point. C'était juste avant la pause de Noël et le script devait aboutir, le réalisateur et son équipe l'attendaient pour chercher les lieux de tournage, trouver les acteurs et construire les décors, etc. La production devait commencer après Noël. Chris, Vince, John et moi avons mis deux jours à trouver toute l'histoire, ce qui est très rapide pour nous. Puis John, Vince et moi avons écrit la première version. C'est pourquoi il y a quatre scénaristes sur cet épisode, ce qui fait beaucoup. (...) Nous trois avons donc écrit une première version très rapidement pour l'envoyer à l'équipe de Vancouver et à Rob Bowman, puis pendant les vacances de Noël, Chris l'a réécrite et les meilleurs répliques sont de lui. Pour les fans, sachez qu'il a réécrit Memento Mori, il venait de finir sa réécriture quand je suis arrivé à Hawaii où il travaillait et nous avons achevé le scénario du film en dix jours. Memento Mori et le film sont donc nés au même moment."

L'épisode commence par un monologue en voix off écrit par Chris Carter.

L'épisode contient une scène coupée assez longue, que vous pouvez voir sur le DVD de l'épisode. Dans celle-ci, nous pouvons découvrir l'un des frères de Scully, Bill, arrivant à son chevet, mais passant le plus clair de son temps à lui reprocher son choix d'avoir rejoint le FBI et, chemin faisant, ayant engendré la mort de leur sœur, Melissa.
La scène est intéressante et l'acteur joue le mépris d'une excellente manière. Néanmoins, on peut comprendre que la scène a été coupée, car le personnage est trop cash et utiliser certains non-dits aurait été plus judicieux.

Une autre scène coupée montrera Mulder embrassant Scully sur les lèvres. Clairement une mauvaise idée, car elle enlèverait une bonne part de l'alchimie entre les personnages.

Techniquement, le décorateur Graeme Murray fit un travail remarquable, une fois de plus. La plupart des décors ont une superbe profondeur de champs, permettant à la caméra d'offrir des prises de vue avec de longues perspectives. Les deux meilleurs exemples sont les grands tanks d'eau, rappelant ceux de The Erlenmeyer Flask (S01E24) ainsi que la salle adjaçante aux murs arrondis, contenant les fameuses fioles.

Enfin, Skinner refait un pacte avec le diable, en demandant un remède à l'Homme à la cigarette. La série commence à se répéter. Attention.

Kaddish (15)




Kaddish est un épisode qui, une fois encore, tente de dépeindre une communauté, dans ce cas-là, une communauté religieuse juive. Howard Gordon, le scénariste, désire écrire un épisode basé sur son héritage juif ainsi que sur sa fascination du Golem.
Comme toujours, Mark Snow tombe dans le panneau et compose une partition typée juive. Clarinette, violoncelle, violons. Une fois encore, la série se vautre en utilisant des stéréotypes. Ici, l'épisode nous montre des néo-nazis ainsi que des juifs avec un fort accent. Ça sonne faux.
L'histoire, en elle-même, est aussi ennuyeuse que le sont Mulder et Scully dans leur enquête sans réel enjeu, surtout après l'épisode personnellement très fort, Memento Mori. Quelques minutes plus tôt (chronologiquement), Scully commence sa chimiothérapie et soudain, Mulder et Scully sont sur une investigation soporifique. Il parait logique que des scènes d'investigation dans une église seront forcément des plus ennuyeuses. Cet épisode sent le renfermé.

Bref, un mauvais épisode sans ambition qui ne vaut pas le détour.

Unrequited (16)




Un épisode sur un thème fascinant : l'homme invisible ! Imaginez toutes les possibilitées offertes par ce thème orgastique ! Et bien, malheureusement, ce thème sera traité sur une histoire militaire qui ne fonctionne pas du tout. Comme avec Space (saison 1) et The Walk (saison 3) plus tôt, les épisodes sur les militaires ne fonctionnent pas, de la même manière que l'épisode précédent ne fonctionnait pas : ils paraissent cliché. Il y a des généraux aux uniformes serrés, des drapeaux américains à chaque recoin. Ça ne marche pas. Et, pour la énième fois, Mark Snow tombe dans le piège et compose une bande originale basée sur le thème militaire. La musique est donc martiale et bien qu'intéressante car forte, elle rate sa cible.

Howard Gordon rate encore un nouvel épisode. Ça commence à faire beaucoup cette saison, le scénariste ayant déjà écrit les très mauvais Teliko et Kaddish. Il récidivera encore plus tard avec Synchrony. Heureusement, l'épisode Zero Sum, co-écrit avec Frank Spotnitz, remontera le niveau, mais marquera la dernière collaboration de Howard Gordon dans la série.
L'acteur principal de cet épisode, le vétéran invisible, ne présente aucune émotion. Il tire la tronche du début à la fin, dans une performance léthargique qui n'apporte aucune substance. Il faut dire que le scénario ne l'aide pas, j'en veux pour preuve la scène de son décès, où il récite en boucle ses informations de soldat tandis que la caméra zoome sur le drapeau américain. Lamentable.

Vince Gilligan réussira bien mieux le thème de l'homme invisible dans la septième saison. Ce thème requiert presque naturellement un ton humoristique. Imaginez un homme invisible qui vole de l'argent dans une banque, qui se sert dans les meilleurs restaurants, qui vole des Rolex dans des bijouteries ou qui roulent en Ferrari. Bref, on aurait pu rêver un peu au lieu d'être dans une sombre histoire militaire sans intérêt. Passez votre chemin.

Tempus Fugit (17)




Tempus Fugit est un épisode magistral en terme technique. Pour une série qui tourne les épisodes à la suite, 24 par saison, ce qui est fait dans cet épisode est un véritable tour de force. Tout d'abord, il y a la scène d'ouverture totalement incroyable, où un avion est arrêté en plein air. On ne verra la suite de cette scène que dans l'épisode suivant, donc je garde pour moi les commentaires sur cette scène pour l'instant.
Mais ensuite, il y a la scène du crash, un décor tellement réaliste que, selon Chris Carter, tout était en tout point similaire à un véritable site de crash, l'odeur en moins. La prise de vue aérienne par-dessus le site du crash est particulièrement forte. L'équipe fera importer une carcasse d'avion depuis la Caroline du Sud jusqu'à Vancouver, pour le tournage. Un travail remarquable et incroyable pour une série télévisée. On est bien loin des décors en papier mâché de Star Trek. Le décor sera tellement réaliste qu'un pilote d'aviation viendra même sur place, pensant avoir vu un réel site de crash, comme l'explique Shirley Inget, décoratrice : "Un pilote d'Air Canada est venu voir parce qu'il avait volé de Vancouver à Los Angeles. Il avait survolé la zone et n'en revenait pas, il se disait : 'C'est arrivé quand et pourquoi je ne suis pas informé ?' Il est venu se rensigner, voir ce qui se passait." 1
Cette anecdote triviale est en fait extrêmement importante. Elle démontre à quel point la série bougera des montagnes et s'obstinera contre vents et marées afin de rendre l'incroyable croyable. Le meilleur moyen pour faire croire au public à une histoire de science-fiction est de l'ancrée dans la réalité. C'est pourquoi nous croyons sans problème à la créature du film Alien, mais que nous sourions lorsque le Capitaine Kirk et Spock se promènent sur une planète où les rochers sont fait en papier maché.

Quant à l'histoire de l'épisode, elle démarre avec un point d'ancrage très intéressant. En effet, Tempus Fugit nous offre le retour de Max Fenig, un personnage fantastique apparu dans l'épisode Fallen Angel de la première saison. Max Fenig était joué parfaitement par le très bon Scott Bellis.

Malheureusement, l'épisode ne fonctionne qu'à moitié. D'une certaine manière, c'est un X-Files en pilote automatique, sans mauvais jeu de mot avec le thème aviatique. L'histoire se laisse regarder, les personnages bougent, mais il manque une sorte de réel et simple sujet. Ensuite, il est regrettable que Fox Mulder n'ait aucune scène avec Max Fenig, celui-ci mourrant dans le crash avant leur nouvelle rencontre. C'est très dommage car Max Fenig était, je le répète, particulièrement apprécié par les X-Philes. On peut évidemment féliciter les scénaristes de ne pas vouloir simplement faire revenir d'anciens personnages, mais vu le nombre importants de fins ouvertes, il aurait été naturel de faire revenir des personnages, pour autant qu'une histoire intéressante soit trouvée.

Enfin, l'épisode aligne les scènes d'action d'une manière un peu trop exagérée à mon goût. En quelques minutes, on assiste à un avions se faisant arrêter en plein air, à Mulder pourchassé par des voitures sur une piste d'aviation, faisant face à un avion en train d'atterir, à un personnage secondaire se faisant enlever par des extraterrestres, puis à un autre personnage secondaire découvrant un vaisseau extraterrestre, puis Mulder part en plongée sousmarine tandis que Scully utilise son arme dans un restaurant. Ça fait beaucoup pour quarante-trois minutes et c'est si rapide que le réalisateur n'a pas le temps de faire monter la sauce et donc le spectateur n'est plus en haleine, ironiquement. À trop vouloir en faire, on rate parfois sa cible. Comparons avec l'épisode Deep Throat, où Mulder fait également face à un vaisseau spatial. La scène est montée, le suspense dure et il faut plusieurs minutes avant que la scène finalement n'aparaisse.

Mais ne boudons pas notre plaisir, Tempus Fugit est un épisode intéressant, typique X-Files, avec des images fortes, beaucoup de suspense, un titre excellent (la fuite du temps) et s'arrêtant sur un cliffhanger sympathique.

1 Documentaire Black Oil

Max (18)




Max est supérieur à Tempus Fugit, pour deux raisons principales. La première, c'est que l'épisode est très concentré et basé sur une histoire simple. Il y a un MacGuffin classique, à savoir un élément sur laquelle l'histoire est basée. Comme la fameuse cassette de Anasazi, ici, c'est un sac, appartenant à Max Fenig, que Mulder tente de mettre la main dessus. S'ensuit une excellente séquence, très bien construite dans l'avion, où Mulder fait face au méchant de l'histoire. Très bien mené et avec patience. Certainement le climax de l'épisode avec beaucoup de suspense, même si une partie de celui-ci est une illusion. En effet, Kim Manners révèle un secret pourtant bien gardé à Hollywood : "Je vais vous révéler un petit secret. Si vous tirez un coup de feu dans un avion et que ça fait un trou, l'avion ne va pas être dépressurisé et les gens ne vont pas être aspirés dehors par ce petit trou. C'est de la pure invention hollywoodienne."
Secondo, l'épisode est bien meilleur car on a le plaisir de voir Max Fenig parler, bien que ce ne soit qu'à travers un enregistrement vidéo. Dès qu'il apparait et surtout dès qu'il parle, la magie opère dans la seconde. Une forte notalgie apparait du personnage et nous sommes immédiatement ramenés dans la magie de la première saison. On ne peut que regretter que les scénaristes n'aient pas eu le malin plaisir de l'introduire pleinement dans l'histoire.
Enfin, l'épisode est génial car il montre la fameuse fin de l'histoire du vol de Tempus Fugit, dans lequel était Max Fenig. L'enlèvement d'un homme dans un avion en plein air par un vaisseau spatial, c'est carrément génial et tellement ambitieux.

À noter l'utilisation de la chanson Unmarked Helicopters, qui apparait dans l'album de la série Songs in the Key of X.

Le réalisateur Kim Manner à propos de la mort de Pendrell : "Je me suis senti coupable en tournant cette séquence (celle où l'Agent Pendrell se fait tirer dessus), parce que j'ai tué Pendrell. Ce gamin a tellement aimé travailler sur X-Files, il adorait ça. Quand on a lu le scénario et qu'on a réalisé que son personnage était tué, il était super triste. Je crois que quelque part, dans sa tête, il avait un petit faible pour Gillian dans la vraie vie. Il adorait travailler avec elle, comme nous tous. Et quand il a découvert que son personnage allait mourir, il était très déprimé et moi j'étais très déprimé de le faire mourir."

À propos du double épisode : "Cette histoire est arrivée jusqu'à Chris Carter grâce à notre spécialiste des effets spéciaux David Gauthier, qui a pensé que ce serait cool de construire une maquette d'avion et d'enlever un passager en plein vol. L'histoire de Tempus Fugit et Max a évolué sur plusieurs mois. David Gauthier et son équipe ont réellement construit la maquette qu'on voit dans cet épisode. Il contenait 1'500 litres de fluide hydraulique, il était à environ 3 mètres du sol, avec 80 passagers à son bord. Il tanguait de 22 degrés sur la gauche à 22 degrés sur la droite et faisait des soubresauts d'un mètre. Et on y a passé des jours à tourner cette scène d'enlèvement. Les cadreurs portaient des casques et les figurants ne se plaignaient jamais. C'était intéressant de voir ces épisodes évoluer. Quand ton spécialiste des effets spéciaux veut construire un petit jouet, ça devient soudain un épisode de X-Files en deux parties."

Synchrony (19)




Synchrony est le dernier épisode écrit uniquement par Howard Gordon et c'est tant mieux. Cet épisode est vraiment extrêmement mauvais et très difficile à regarder. Dans son précédent épisode, Unrequited, Gordon s'essayait à traiter l'homme invisible, ce qu'il faisait de la bien mauvaise des manières. Ici, en collaboration avec David Greenwalt, il traite du voyage dans le temps. Le résultat est catastrophique. Rien ne fonctionne. Cela se voit dès la séquence d'ouverture, bien peu originale et dont la réalisation de James Charleston n'arrive pas à masquer les problèmes endogènes du scénario.

Un fiasco à ne pas revoir. Howard Gordon part donc par la (très) petite porte pour son dernier épisode à lui seul. Son véritable dernier épisode sera Zero Sum, co-écrit avec Frank Spotnitz.

Small Potatoes (20)




La quatrième saison est extrêmement violente : Mulder se faisant torturer avec l'huile noire, Scully contracte un cancer incurable, Krycek se faisant couper le bras, une histoire d'inceste et d'assassinat d'un bébé dans Home, des chirurgiens esthétiques tuant leurs patients de la plus horrible des manières, et j'en passe. Darin Morgan, l'auteur des excellents épisodes décalés des saisons 2 et 3 était supposé écrire un script pour cette saison mais, n'ayant trouvé l'inspiration, devra refuser. C'est donc dans une saison au ton plus que sombre que Vince Gilligan décide de proposer à Chris Carter d'écrire un épisode sur un ton humoristique. À force d'insister, Carter accepte. Ce n'est pas si surprenant que Gilligan veuille écrire une comédie, le scénariste ayant déjà deux films comiques à son actif (Wilder Napalm et Home Fries). Gilligan sait donc où il va et utilise son expérience pour écrire un scénario pas simplement drôle mais avec une thématique intéressante. C'est là toute la difficulté d'écrire un épisode comique. Il ne suffit pas de mettre Mulder et Scully dans des situations amusantes pour que l'épisode soit bon. En effet, Chris Carter se cassera les dents dans l'épisode Babylon, dénaturant totalement ses personnages et faisant perdre à la série une partie de sa crédibilité.
Car voyez-vous, une série n'est que la somme de ses épisodes. Les séries ressemblent fortement à un bilan comptable. Il y a deux colonnes : le débit et le crédit, ou dettes fournisseurs et créances clients. Squeeze, Beyond the Sea, Anasazi sont par exemple à porter au crédit de la série. Et d'autres épisodes comme Babylon ou Hollywood A.D. seront définitivement au débit de la série. Le pourcentage fera la différence.

Mais revenons à l'épisode. Vince Gilligan a donc une certaine expérience du genre. Par exemple, il connait la règle de trois. "Les gags à répétition marchent bien dans les comédies, pourvu qu'on n'en abuse pas. Il faut suivre la règle de trois. On mentionne le gag trois fois. Je crois qu'on dit trois fois dans l'épisode que le h (de Van Blundht) est muet." Il écrit le scénario en deux semaines environ et, chose rare, aura la chance d'être présent durant tout le tournage de l'épisode, pendant deux semaines encore.

Ironiquement, le rôle principal de l'épisode sera écrit spécialement pour Darin Morgan. Vince Gilligan l'explique : "J'ai pensé que ce serait un acteur admirable parce que je l'avais vu dans un film d'étudiant à l'Université de Loyola. Il était très drôle dans ce film et j'ai eu envie de le faire jouer dans la série. J'ai dû me battre, mais il a fini par accepter, et j'en suis ravi."
Morgan raconte sa version du moment où Gilligan lui a proposé le rôle. "J'ai demandé : Je joue quoi ? Un beau mec qui cherche l'amour de sa vie ? 'Non, tu joues le rôle d'un loser gros et moche qui féconde les femmes en les violant, parce que t'es né avec une queue.' Ok, Vince. Merci. Envoie-moi le script. (Il rit)"
Vince cogite et rappelle Darin. "J'y ai repensé et je l'ai rappelé en lui disant : 'C'est pas comme ça que je te vois. Je ne pense pas que tu sois un loser.' Et il m'a répondu : 'Peu importe.'"

Vince Gilligan raconte donc l'histoire d'Eddie Van Blundht, un homme à qui la vie n'a pas fait beaucoup de cadeaux. Il a une apparence quelconque, traduisez par un physique peu avantageux. Il est technicien de surface dans un hôpital et n'a pas de compagne. Mais il a le don de pouvoir prendre l'apparence de qui il veut. Il choisit donc de se métamorphoser en maris, afin de pouvoir coucher avec leur femme respective.

À contrario des précédents échecs Unrequited et Synchrony, qui racontaient respectivement l'histoire d'un homme invisible et d'un homme qui peut voyager dans le temps, cet épisode est raconté sur le ton humoristique. Disons le tout de suite, l'épisode est une réussite totale. Pour la seule fois de la saison, le ton est clairement et totalement décalé. Les séquences sont drôlatiques et l'épisode devient tout simplement jouissif, lorsque Van Blundht prend l'apparence de Mulder ! S'ensuit des scènes incroyables où David Duchovny propose une prestation humoristique décapante ! Van Blundht, sous les traits de Fox Mulder, tentera même de conquérir Scully. Vince Gilligan n'a pas froid aux yeux et, heureusement, grâce à un excellent scénario, une réalisation excellente de Cliff Bole et un jeu parfait des acteurs, l'épisode est un vrai délice.

Mais ne l'oublions pas, sous l'humour de l'épisode, Eddie Van Blundht est un violeur en série ! Certes, sous les traits d'autres personnes, mais un violeur tout de même. "J'aime bien la réaction d'Eddie quand Scully déclare (à Skinner) que c'est un violeur. Il faut dire qu'elle a raison. Comme je l'ai expliqué, ce type me fait de la peine et il est assez attendrissant la plupart du temps, mais si on y réfléchit bien, il mérite vraiment d'être enfermé. C'est plutôt rassurant qu'il finisse en cabane."

Mulder et Scully, nous le savons, n'ont pas de vie. Et après quatre ans, cela parait presque comme l'éléphant dans la pièce. Eddie le mentionne à la fin de l'épisode. "Je trouve ça drôle. Je suis né en tant que loser, vous, vous l'êtes par choix." C'est ici le thème de l'épisode. Gilligan : "Je rois que c'est le message, s'il y en a un, de l'épisode : il faut vivre sa vie à fond et tirer le meilleur de chaque instant, il faut profiter du jour présent : carpe diem. Comme le conseille Eddie : 'Faites-vous plaisir.' C'est une réplique empruntée à un ami commun, David Nutter. Il a réalisé beaucoup d'épisodes remarquables pour la série. C'est sa device : 'Fais-toi plaisir.' (Treat yourself). C'est pour ça qu'on l'a utilisée. Je crois que c'est une idée de Darin."

À voir et à revoir.

Anecdote intéressante, Christine Cavanaugh, l'actrice jouant le rôle de la femme ayant eu un bébé avec "Luke Skywalker" est celle qui a prêté sa voix au petit cochon de Babe.

Gilligan : "Dans mon idée de départ, les bébés naissaient avec des ailes au lieu de queues. Je craignais qu'avec une queue, ils aient l'air trop horribles. Les ailes, c'était plus mignon. Mais on s'est rendu compte que les ailes seraient très dures à animer ou à ajouter sur les bébés. En fait, c'est plus drôle comme ça. Et ils sont aussi mignons avec une queue qu'ils l'auraient été avec des ailes."

Georges Lucas a donné son accord pour que Star Wars soit mentionné dans l'épisode.

Chris Carter à propos de cet épisode et de l'élasticité de la série : "Je pense que cet épisode fait partie de ceux qui démontrent l'extraordinaire... élasticité, flexibilité de la série, qui peut prendre des directions délirantes, par exemple avoir un bébé avec une queue, et réussir à en faire un épisode touchant, qui aborde les relations entre Mulder et Scully."

Zero Sum (21)




Écrit par Howard Gordon et Frank Spotnitz
Réalisé par Kim Manners

Casting
Mitch Pileggi (Walter Skinner)
William B. Davis (Cigarette Smoking Man)
Laurie Holden as Marita Covarrubias
Don S. Williams as First Elder
John Moore as Third Elder
Morris Panych as Gray-Haired Man
Nicolle Nattrass as Misty Nagata
Paul McLean as Special Agent Kautz
Fred Keating as Detective Ray Thomas
Allan Gray as Dr. Peter Valdespino
Addison Ridge as Bespectacled Boy
Lisa Stewart as Jane Brody
Barry Greene as E.R. Doctor
Christopher J. Newton as Photo Technician
Oscar Goncalves as Night Attendant
Jason Anthony Griffith as Uniformed Officer
Julia Body as Supervisor
Deon Williams as stray Cat in parking lot

Zero Sum est un des très rares épisodes dans lequel Gillian Anderson n'apparait pas (le second à ce point, le seul étant 3 durant la seconde saison, lorsqu'elle acouchait de sa fille), l'actrice ayant pris une semaine afin de tourner dans le film The Mighty. Afin de componser le manque d'un des deux acteurs principaux, la décision est prise de centrer cet épisode sur Walter Skinner, interprété par Mitch Pileggi. L'idée est intéressante, notamment du fait que récemment, Skinner a fait un nouveau pacte avec le diable, en la personne de L'Homme à la cigarette.
L'épisode propose donc une histoire liée à ce pacte et nous montrera Skinner devant cacher la vérité avant que Mulder ne la trouve, dans le but de trouver un remède au cancer de Scully.

Elegy (22)




Written by John Shiban
Directed by James Charleston

Casting
Steven M. Porter as Harold Spuller
Alex Bruhanski as Angelo Pintero
Sydney Lassick as Chuck Forsch
Nancy Fish as Nurse Innes
Daniel Kamin as Detective Hudak
Lorena Gale as The Attorney
Mike Puttonen as Martin Alpert
Christine Willes as Karen Kosseff
Ken Tremblett as Uniformed Officer
Gerry Naim as Sergeant Conneff

Elegy est à nouveau un mauvais épisode écrit par John Shiban. D'une part, l'épisode manque totalement d'ambition. Pour résumer, une bonne partie de l'épisode se déroule dans un... bowling. Autant dire que l'on a connu la série plus inspirée. Ensuite, la série commence déjà à se répéter. Tel un Ourobouros, la série commencera à répéter les thèmes, les situations à n'en plus finir. En début de saison, Teliko nous avait déjà déçu avec un mauvais remake de Squeeze/Tooms. Ici, l'épisode est très similaire à Roland, un épisode dont le personnage central était un handicapé mental. Mais là où Željko Ivanek nous proposait une superbe prestation basée sur un scénario et une mise en scène très triste, ici, rien n'est subtile. Dans un très mauvais cliché, Harold, l'handicapé mental, récite des chiffres. Même quand il découvre la mort de son patron adoré, la mise en scène n'arrive pas à nous émouvoir. La science-fiction et le policier nous ôte ce pour quoi nous regardons notre écran de télévision : nous voulons être ému.

Ensuite, les scènes dans l'hôpital psychiatrique sont une sorte de mauvaise version télévisée de A Flew Over the Cuckoo's Nest.

L'épisode n'est par contre pas totalement mauvais. Un point le sauve, à savoir Scully qui a une vision et refuse farouchement d'accepter le paranormal. Mêlée à son cancer, cette histoire dans l'histoire nous offre quelques scénettes intéressantes, notamment l'excellentissime scène finale entre Mulder et Scully, où elle lui avoue enfin avoir eu cette vision. S'ensuit un Mulder très déçu et Scully de pleurer seule dans sa voiture. Très touchant.

Je conseille donc de ne regarder que les 5 dernières minutes de l'épisode.

Demons (23)




Demons est un épisode écrit par Bob Goodwin, l'un des meilleures réalisateurs de la série période Vancouver, souvent le premier et dernier épisode de la saison. Goodwin aura l'idée de l'épisode après avoir lu un livre d'Oliver Sachs intitulé An Anthropologist on Mars: Seven Paradoxical Tales, qui raconte l'histoire d'un homme qui se souvient précisément de chaque moment de son enfance.

L'histoire démarre d'une manière très intéressante, qui rappelle le film Memento de Christopher Nolan, tourné trois ans plus tard. Mulder se réveille dans une chambre d'hôtel, sans se souvenir de pourquoi il se trouve là. S'ensuite une intrigue où Scully tentera de l'aider à comprendre ce qui lui est arrivé.

Comme Zero Sum avait été très similaire à Avatar (tous deux centrés sur Skinner en fin de saison 3), Demons est très similaire à Wetwire, également un épisode de fin de saison 3. Tous deux ont été écrit par des techniciens : le responsable des effets spéciaux Matt Beck pour Wetwired et le réalisateur Bob Goodwin pour celui-ci. Mais au-delà de l'anecdotique, l'histoire de Demons sera similaire, dans le sens qu'elle montrera Mulder pris par la folie et s'apprêtant même à tirer sur Scully. Dans Wetwired, Scully était devenue folle par un méchanisme vidéo et s'apprêtait à tirer sur Mulder également. La série continuer de se répéter. Ce n'est pour l'instant pas totalement visible, mais cela montre que tout série ne peut durer indéfiniment, au risque de se répéter et devenir hors sujet.

L'épisode n'est pas mauvais, mais il n'est pas impressionnant non plus. Le problème vient surtout du rythme, extrêmement lent. Aussi, on ne ressent pas ni une urgence, ni un sentiment d'imortance dans les évenements. Il parait logique Mulder ne finira pas derrière les barreaux, rendant l'épisode assez mou du genou. Quand le détective récite ses droits à Mulder, ce dernier ferme les yeux, comme s'il s'endormait, ce qui représente assez bien le niveau d'intérêt du téléspectateur.

Enfin, la fin de l'épisode n'est clairement pas satisfaisante.

Gethsemane (24)




Écrit par Chris Carter
Réalisé par R.W. Goodwin

L'épisode de fin de saison 5 est visuellement très intéressant. Comme toujours, le lieu est un personnage. Filmé partiellement dans les montagnes Canadiennes (Mount Seymour), l'épisode a une forte ambition, comme souvent pour les épisodes mythologiques. Mark Snow nous propose également une partition très inspirée, avec un thème d'une grande envergure.

Cet épisode est très important dans la série, car il y a un avant et un après. Jusqu'à présent, la série avançait dans une mythologie certes complexe, mais compréhensible, disons qu'elle avait une certaine clarté. Cet épisode va mettre l'histoire sur pause et tenter de nous faire croire que la mythologie de la série n'était qu'un écran de fumée.

L'aspect positif est que cela permet de bouger les lignes en rendant l'histoire intéressante et différente des classiques éléments qui arrivaient au compte-goutte jusqu'alors. Le problème c'est qu'en bougeant les lignes constamment, elles en deviennent brouillées. Comment peut-on croire que Mulder tomberait dans le panneau ? Tout ce que nous avons vu était faux ? Durant quatre ans ? Nous avons bel et bien vu des vaisseaux extraterrestres.

Enfin, l'épisode s'achève sur l'apparente mort de Fox Mulder, qui se serait suicidé. Frank Spotnitz à propos de cette scène : "On a voulu torturer le spectateur. Normalement on aurait mis 'À suivre...' mais on ne l'a pas fait. Il n'y avait pas de 'À suivre...'. Était-ce la fin de la série ? Les gens de la chaîne et des studios étaient inquiets, ils pensaient qu'on perdrait les spectateurs qui croyaient que Mulder s'était tué."
La raison pour laquelle le cliffhanger ne fonctionne pas très bien est que non seulement nous savons que Mulder sera de retour pour une cinquième saison. Non seulement ça, mais nous avons déjà eu un cliffhanger où la série nous disait que Mulder était possiblement mort : l'épisode Anasazi. Là encore, la saison commence à se répéter en cette fin de quatrième saison.
Et l'on a de la peine à croire que Dana Scully viendrait à pleurer en racontant un mensonge. Pour la première fois dans la mythologie de la série, on commence à prendre le spectateur... pour un con.

1 Documentaire du DVD, la vérité sur la saison 4


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